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Fermeture annuelle de la Bibliothèque du 27 juin au 10 juillet 2017. Réouverture des portes le mardi 11 juillet 2017 à 13h. 

BIBLIOTHÈQUE  Publics      Étudiants et chercheurs    Guide de l'utilisateur des fonds patrimoniaux

Guide de l'utilisateur des fonds patrimoniaux

Les spécificités liées à la nécessité de la conservation

Être conscient du patrimoine, être soucieux de le conserver, ce n'est pas être un traditionaliste obtus, un pessimiste enterré dans une culture morte, c'est avoir des perspectives et savoir utiliser les ressources rassemblées au long des siècles.

Kenneth White

Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre avenir.

Jorge Luis Borges


Quelques dates en guise d'introduction

où les lecteurs découvrent que la Bibliothèque de Rennes existe depuis près de deux cents ans.

  • 1733 Création de la bibliothèque des Avocats au Parlement de Bretagne ; elle s'installe en 1759 à l'étage supérieur du présidial de la ville (l'actuel Hôtel de Ville).
  • 1789-1792 Confiscation des biens du clergé et des émigrés : les livres sont regroupés dans les dépôts littéraires.
  • 1795 Ouverture au public des dépôts littéraires.
  • 1803 Création de la Bibliothèque publique de Rennes, à partir des collections des dépôts ; elle s'installe dans les locaux de l'ancienne bibliothèque des Avocats.
  • 1823-1843 Publication du premier catalogue imprimé de la Bibliothèque
  • 1910 La Bibliothèque municipale emménage dans les locaux de l'ancien séminaire, confisqués en 1905 ; elle les partage avec la Bibliothèque universitaire.
  • 1943 Institution du double dépôt légal éditeur/imprimeur : la Bibliothèque municipale de Rennes devient bibliothèque de dépôt légal-imprimeur.
  • 1956-1958 Construction de bâtiment actuel et déménagement.
  • 1992 Lancement de l'informatisation.

Les fonds patrimoniaux

où l'on essaye d'en donner une définition et de les présenter aux lecteurs.

Une bibliothèque telle que celle de Rennes a plusieurs missions. Mettre à la disposition du public livres, revues, disques, partitions, et répondre à ses besoins documentaires est sans doute la première. Mais il ne faut pas pour autant négliger la seconde, qui consiste à conserver le patrimoine écrit et graphique d'hier et d'aujourd'hui.

Les fonds patrimoniaux sont ceux envers lesquels cette mission de conservation s'exerce tout particulièrement. Il s'agit de conserver des documents qui ont traversé les siècles passés et que l'on doit s'efforcer de transmettre aux siècles futurs ; il s'agit également de constituer des collections représentatives de la production actuelle, de garder une trace des textes, des images, et même des sons de notre époque, de notre région.

Les fonds patrimoniaux de la Bibliothèque de Rennes se composent de deux entités, qui reçoivent même attention et même soin : le fonds ancien et le fonds régional.

Le fonds ancien

Le fonds ancien regroupe l'ensemble des ouvrages publiés avant 1960 : c'est une définition très large, qui tient à l'histoire de la Bibliothèque. Mais cela permet de prendre en compte tous les documents du XIXème et du début du XXème siècle, qui posent de nombreux problèmes de conservation, dus essentiellement à la mauvaise qualité du papier.

Le noyau du fonds ancien est constitué par les documents saisis à la Révolution dans les bibliothèques des congrégations religieuses, des corporations ou des émigrés. Par la suite, le fonds ancien s'est enrichi par des achats réguliers, et par de nombreux dons, comme celui de la collection Arthur de La Borderie (plus de onze mille volumes) en 1901, ou plus récemment la donation très importante d'Henri Pollès (plus de vingt-cinq mille ouvrages).

Le fonds ancien comprend à la fois des manuscrits et des imprimés, des livres et des estampes, des cartes et plans et des journaux. La donation Pollès a même fait entrer des objets de toutes sortes dans les collections de la Bibliothèque (boîtes diverses, assiettes, mannequins, etc.).

Le fonds ancien est un fonds relativement éclectique, on y trouve aussi bien des ouvrages littéraires que scientifiques, du droit que de la théologie. Mais il est particulièrement riche de documents concernant la Bretagne et d'ouvrages imprimés dans la région.

Le fonds régional

La Bibliothèque de Rennes s'efforce de constituer un fonds régional le plus exhaustif possible, en acquérant tous les documents ayant trait à la Bretagne, ou produit par des Bretons. On y trouve aussi bien des livres que des disques, des ouvrages scientifiques que des albums pour enfants, des textes que des cartes et plans ou des affiches, des livres de poche que des ouvrages de bibliophilie.

L'une des sources importante d'enrichissement du fonds régional est le dépôt légal imprimeur. Depuis 1943 en effet, outre le dépôt légal effectué par l'éditeur d'un ouvrage à la Bibliothèque nationale de France, l'imprimeur doit également déposer deux exemplaires de tous les documents qu'il imprime (à l'exception des travaux dits de ville, de commerce, ou administratifs) dans une bibliothèque de province. La Bibliothèque de Rennes reçoit ainsi le dépôt légal imprimeur pour les quatre départements de la Bretagne administrative. Ce sont ainsi des livres, bien entendu, mais aussi des cartes et plans, des affiches, des tracts publicitaires, et surtout de très nombreux périodiques qui entrent chaque année dans les collections du fonds régional.

La réserve

Les documents les plus précieux sont conservés à la réserve. On y trouve notamment plus de 1600 manuscrits (manuscrits médiévaux enluminés, mais aussi notes d'érudits ou tapuscrits d'écrivains), des incunables, des éditions originales, de toutes époques, des ouvrages de bibliophilie contemporaine, des reliures précieuses, etc.


Mode d'emploi

où les lecteurs découvrent qu'hélas ils ne pourront emporter ces ouvrages chez eux mais devront les consulter sur place.

Il existe pour le fonds ancien un catalogue sur fiche, qui comprend trois sections : Auteurs-titres d'anonymes (cette section a été divisée en trois parties : fonds ancien jusqu'en 1811, fonds régional 1811-1960, fonds général 1811-1960), systématique et onomastique.

Ce fichier est en cours d'informatisation et sera bientôt accessible sur la base générale.

Seule la lecture sur place de ces fonds est autorisée, afin d'éviter tout risque de perte et de limiter les éventuelles dégradations involontaires (les documents du fonds régional peuvent cependant faire l'objet du prêt entre bibliothèques). La consultation des documents de la réserve est soumise à l'autorisation du bibliothécaire et s'effectue sous sa surveillance.


Problèmes de conservation

où l'on explique les préoccupations quotidiennes des bibliothécaires.

Tous ces documents sont fragiles. Afin de les conserver le plus longtemps possible, il existe un certain nombre de règles à respecter, des précautions à prendre. Il ne s'agit nullement d'en empêcher la consultation, mais de les conserver et de les communiquer dans les meilleures conditions possibles, pour permettre aux lecteurs de demain d'y avoir accès également.

Acidité des papiers

Le premier danger qui menace le patrimoine écrit est l'autodestruction : depuis le milieu du XIXe siècle, on ne fabrique plus le papier à partir de chiffons, mais de bois, ce qui donne un papier acide et qui se décompose tout seul quelles que soient les conditions de conservation. Les livres de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle sont souvent en très mauvais état, leur papier est devenu jaune et cassant, il tombe en poussière et l'on en perd des morceaux à chaque fois que l'on tourne les pages. Les documents les plus fragiles sont les journaux de cette époque, dont le papier est non seulement acide, mais également de très mauvaise qualité à l'origine.

Les solutions

Il n'existe pas vraiment de solution miracle à ce problème. Des techniques de désacidification du papier ont été mises au point depuis quelques années. Mais elles coûtent chères et sont encore peu pratiquées. Dans la plupart des cas, on protège les documents en les mettant en boîte ; lorsque leur état devient trop critique, il faut alors en interdire la consultation directe, et proposer au lecteur des supports de substitution, à savoir microfilms ou microfiches, afin qu'il puisse toujours avoir accès aux textes. Une campagne de microfilmage de la presse ancienne a été menée en Ille-et-Vilaine par les Bibliothèques municipales de Fougères, Rennes, Saint-Malo et Vitré et les Archives départementales, en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France.

On sait de nos jours fabriquer des papiers neutres, dits aussi papiers permanents. Il est important de sensibiliser les papetiers, les imprimeurs, les éditeurs, mais aussi les lecteurs à ces problèmes d'acidité du papier, et de favoriser l'utilisation des papiers neutres à plus grande échelle.

Les conditions de conservation

Les papiers et cartons des livres, les cuirs des reliures sont des matériaux fragiles et périssables. L'exposition à la lumière excessive fait disparaître les couleurs et les encres, voire "brûle" le papier. L'humidité permet à des moisissures et autres champignons de se développer, mais une trop grande sécheresse n'est pas recommandée non plus : un air trop sec fait éclater les cuirs des reliures et fragilise le papier.

La chaleur et le froid dessèchent les papiers et les cuirs, détachent les ors des reliures. La pollution atmosphérique accélère le jaunissement des papiers, et la poussière attire les insectes, qui se nourrissent du papier et creusent des galeries dans les livres.

Les précautions à prendre

L'idéal est de conserver les ouvrages à l'abri de la lumière, dans un local où règne une température de 18° C +/- 2° C, et où le taux d'humidité dans l'air est de 55 % +/- 5 %. Il faut régulièrement dépoussiérer rayonnages et ouvrages, et entretenir les cuirs des reliures en les cirant avec des cires spécialement adaptées à cet usage.

Si les ouvrages sont trop abîmés, on peut là encore proposer des supports de substitution au lecteur. Lorsque les dégradations sont importantes et que l'ouvrage est précieux, on peut envisager une restauration. Face à la prolifération de moisissures ou à une attaque d'insectes, il faut désinfecter ouvrages et locaux avant d'envisager tout autre action.


La consultation

où les lecteurs apprennent qu'il peuvent contribuer à assurer aux documents une longue vie au sein de la Bibliothèque.

Si le bibliothécaire peut veiller à conserver les ouvrages dans les meilleures conditions possibles, il appartient à chaque lecteur de respecter quelques règles afin de participer à la sauvegarde du patrimoine écrit. En dehors des vols ou mutilations volontaires qui bien entendu sont à éviter absolument, toute personne qui manipule un livre doit connaître les bons et les mauvais gestes.

Il est d'abord recommandé de saisir les livres sur un rayonnage par le milieu du dos et non par la coiffe, afin d'éviter que celle-ci ne se déchire, fragilisant ainsi l'ensemble de l'ouvrage.

Il faut consulter les livres à plat sur une table, ou sur un lutrin, en évitant toutefois de les ouvrir à 180° si possible. Le mieux est de toujours ouvrir un livre par le milieu, et de revenir ensuite au début, afin de moins faire travailler le mors. Il ne faut en aucun cas poser un livre ouvert à l'envers sur une table.

D'une manière générale, on n'ajoute et on n'enlève rien à un ouvrage : il est donc formellement interdit d'y faire une quelconque marque (pliage, marque au crayon, etc.), de le déchirer ou de le découper... Afin d'éviter tout accident, l'usage du crayon à papier est vivement recommandé, et la consommation de boisson ou de nourriture est interdite pendant la consultation des ouvrages.

Il est préférable de ne pas s'appuyer sur un livre, notamment pour prendre des notes, et de ne pas poser les livres ouverts les uns sur les autres. Dans le cas d'un gravure, d'un dessin, d'une carte que l'on voudrait étudier de plus près, voire décalquer, il faut placer sur le document une feuille de plexiglas rigide, pour le protéger.

Les liasses et boîtes ne sont communiquées qu'une par une, afin d'éviter tout mélange. Il est impératif de consulter les documents en feuilles ou en fascicules à plat, et de respecter l'ordre existant.

Pour les documents très fragiles (manuscrits enluminés, photographies), il est demandé au lecteur d'utiliser des gants. D'une manière générale, il faut éviter tout contact prolongé des doigts sur le document (ne pas suivre un texte du doigt), car ceux-ci sont naturellement graisseux.


La reproduction des documents

où lecteurs et bibliothécaires ne sont généralement pas d'accord.

La photocopie offre au lecteur l'avantage de pouvoir obtenir rapidement et à moindres frais la reproduction d'un texte ou d'une image. Cependant elle comporte pour le document de graves inconvénients. Il est en effet courant lors de cette opération d'ouvrir le livre au maximum, voir d'appuyer fortement dessus pour ne pas avoir de zones courbes et donc illisibles sur la photocopie : les reliures souffrent énormément de ce traitement, et au bout de quelques photocopies un peu brutales, les pages commencent à se détacher (dans le cas des livres de type livre de poche, où les pages ne sont que collées au dos, cela signifie à très court terme la mort du livre). De plus une photocopie s'effectue avec un éclair de lumière très forte, qui dégage une chaleur importante : chaleur plus lumière provoquent le dessèchement du papier et accélèrent son vieillissement.

C'est pour cela que la photocopie des documents du fonds ancien ou de la réserve est formellement interdite. Il est demandé au lecteur d'éviter les photocopies au maximum pour les autres ouvrages, notamment ceux du fonds régional.

La photographie est en revanche autorisée : le lecteur peut prendre rendez-vous pour venir photographier lui-même les documents qui l'intéressent, ou commander les travaux à la Bibliothèque. Il est également possible de commander des microfilms.


Lexique

où le bibliothécaire dévoile enfin la signification de son jargon.

  • Anonyme : ouvrage qui ne comporte pas de nom d'auteur, ou qui a été rédigé par plus de trois personnes.
  • Coiffe : morceau de cuir (ou de toile) replié en haut et en bas du dos d'un livre.
  • Dos : partie du livre qui correspond à la couture des cahiers, à l'opposé de la partie "qui s'ouvre".
  • Édition originale : première édition d'un ouvrage.
  • Estampe : terme générique désigant tous les moyens de reproduction d'une image (gravure, lithographie, etc.).
  • Incunable : livre imprimé au XVème siècle (avant le 1er janvier 1501), qui remonte donc au "berceau" de l'imprimerie (du latin incunabulum, le berceau).
  • Lutrin : petit pupitre.
  • Microforme : terme générique désignant microfilms et microfiches.
  • Mors : charnière entre le dos et les plats d'une reliure.
  • Onomastique : science des noms de personnes et des noms de lieux.
  • Plat : chacun des deux côtés de la couverture d'un livre.
  • Systématique (catalogue) : catalogue où les documents sont répartis dans un système de classification préétabli (ancêtre du catalogue matière).
  • Tapuscrit : document tapé à la machine à écrire.

Bibliographie

où le lecteur intéressé par ces questions peut ainsi aller plus loin.

Histoire de la Bibliothèque

Conservation et restauration


Crédits

Ce guide a été réalisé dans le cadre du projet pour le B.T.S. productique graphique 1996.

Ont participé à ce projet :

Éric Crespel, Carole Debray, Natacha Friou, Gaëlle Grelet, Stéphane Hélard, Patrick Hermon, Vincent Isabelle, Ludovic Le Bot, Stéphanie Lelandais, Mickaël Martiniault, Édith Négrier et Guillaume Vidy.

Cette brochure épuisée, a été publiée par la Bibliothèque municipale de Rennes, au deuxième trimestre 1996.


Commentaires

[4]
Helena Kogen23 novembre 2016 04h00

Merci!

Bibliolthèque Les Champs Libres22 novembre 2016 15h04

@Helena
Merci d'écrire à contact-bibliotheque@leschampslibres.fr en précisant votre demande.
Cordialement

Helena Kogen21 novembre 2016 05h50

Bonjour,
Je voudrais me renseigner concernant les frais de reproduction des documents manuscrits. Il s'agit d'une image couleur haute définition à prendre à partir d'un manuscrit médiéval dans votre collection (ms. 32). Cette image est destinée à une publication scientifique.
En vous remerciant d'avance,
Helena Kogen

Uncodonot29 septembre 2014 11h37

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