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BIBLIOTHÈQUE  Actualité culturelle      Rétrospective de l'action culturelle      Saison culturelle 2010-2011    Les Hadzabes, hommes|racines

Les Hadzabes, hommes|racines

Parcours photographique


Du 5 avril au 2 octobre 2011 - Escalier de la Bibliothèque

Après les Gwitchins en 2008, les Aymaras en 2009 et les Inuits en 2010, Pierre de Vallombreuse présente la quatrième exposition du parcours photographique hommes|racines.

Pendant cinq ans, Pierre de Vallombreuse s’attache à montrer la relation intime qui lie l’homme à son environnement, afin de promouvoir une réflexion sur « l’humanité durable » dont le corollaire est la protection de la nature.

En rencontrant des peuples solidement ancrés dans leur territoire et d’autres, déracinés, qui tentent de retrouver une part de leur identité, le photographe montre la profonde mutation de la nature dans notre monde contemporain. Vulnérables et souvent en première ligne, les peuples autochtones sont aux prises avec des questions cruciales pour l’ensemble de l’humanité. Ils sont souvent les derniers dépositaires de savoirs essentiels à la préservation de la biodiversité.

Les Hadzabes vivent dans l’un des plus beaux paysages du monde, au nord de la Tanzanie. Leur mode de vie de chasseurs à l’arc est resté quasiment inchangé depuis des millénaires, mais depuis les années 1970, il est mis en péril par divers facteurs : le tourisme de safari et l’extension des domaines agricoles qui encerclent leur territoire de vie et de chasse, mais aussi l’action missionnaire évangélique.


Hommes racines et Les Champs Libres, un compagnonnage durable

La relation fructueuse nouée entre le parcours photographique hommes|racines et Les Champs Libres s’appuie sur des vocations partagées. Le parcours entre ainsi en parfaite adéquation avec le projet culturel des Champs Libres qui explore les problématiques liées au devenir du monde actuel en convoquant la pluralité des savoirs (notamment ethnologiques, sociologiques, scientifiques, philosophiques) pour fournir des éclairages croisés au plus grand nombre.

Après l’exposition Peuples, en 2007, et les premières rencontres et conférences autour du parcours photographique hommes|racines, cinq expositions du parcours ont été présentées aux Champs Libres entre, 2008 et 2012. Toutes proposent une rencontre avec un peuple, une géographie, des problématiques diverses en proposant, autour de l’exposition, une série de conférences et rencontres.

Après les Gwitchins (en 2008), qui luttent contre le lobby pétrolier américain pour préserver leur territoire, les Aymaras (en 2009) de retour au pouvoir en Bolivie, les Inuits du Groënland (en 2010), premier peuple autochtone à obtenir l’indépendance, le parcours se poursuit en 2011 avec les Hadzabes.

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Les Hadzabes

Portrait d'un hadzabe.

Chasseurs-cueilleurs perdus au nord de la Tanzanie, les Hadza entretiennent leurs traditions depuis plus de 10 000 ans. Sous la pression démographique des tribus voisines, ils sont aujourd’hui dépossédés de leurs terres ancestrales. Leur présence sur les rives du lac Eyasi, à l’est de la vallée du Grand Rift, remonterait à près de 40 000 ans. Leur langage, qui use de consonance à clics, ne s’apparente à aucun autre groupe linguistique.

N’ayant jamais voulu se convertir à l’agriculture ou à l’élevage, les Hadza tirent leur subsistance des ressources de la savane à acacias. Sur les mille Hadza qui vivent autour du lac Eyasi, seuls trois à quatre cents d'entre eux entretiennent encore le mode de vie de leurs ancêtres. Face à la civilisation moderne, ces chasseurs-cueilleurs ont adopté une position radicale : celle de ne pas s’associer au développement de l’agriculture. Les autres se familiarisent au monde moderne dans la douleur.

Employés comme ouvriers agricoles, ils développent une addiction à l’alcool. Ce fléau frappe également les groupes qui gravitent autour des villages pour se montrer aux touristes. Dans ces camps, le sida progresse de manière inquiétante.

Ce peuple nomade, dénué de toute structure politique, dans un pays tourné vers l’avenir et où l’agriculture mobilise près de 80 % de la population, peut-il encore défendre ses droits ?

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Le parcours photographique

À chaque fois lié à un peuple spécifique, le projet souligne la multiplicité des réponses aux conditions de vie imposées par la nature et l’histoire. C’est dans ce contexte qu’il aborde la notion de « racine ». En rencontrant des peuples solidement ancrés dans leur territoire et d’autres ayant été soumis à l’épreuve du déracinement, les « hommes racines » dessinent les profondes mutations qui affectent notre modernité.

Les peuples autochtones sont trop souvent les premières victimes des désastres écologiques : pénurie alimentaire, déforestation, réchauffement climatique, pollution, guerre de l’eau, autant de questions cruciales qui, loin d’être locales, concernent l’ensemble de l’humanité.

La situation de ces peuples nous renvoie donc à nous mêmes. Quelle relation avons-nous avec la nature ? Le lien ne s’est-il pas rompu entre la planète et nos sociétés occidentales ? Sensibiliser le public et susciter des interrogations sur notre rapport à la nature et notre responsabilité dans les changements qui l’affectent, tel est l’objet du parcours photographique hommes|racines.

Les Hadza, minés par l'avancée du monde moderne, assistent impuissants à l'effondrement de leurs valeurs.

Près du village de Gorofani, sur les rives du Lac Eyasi, un hadza revient de la chasse avec un singe qu'il vient de tuer avec son arc.

Un jeune hadza de Mangola au retour d'une chasse organisée pour les touristes.

Sous l’emprise de l'alcool, certains Hadza sont réduits à l’état de « mendiants de la savane ».

Ironie du tourisme : l'authenticité qu'il recherche est compromise par son propre développement.

Les Hadza, minés par l’avancée du monde moderne, assistent impuissants à l’effondrement de leurs valeurs.

La plupart des touristes contemplent avec une supériorité bienveillante ce qu’on leur présente comme un « peuple fossile ».

Au sein de la société hadza, les hommes récoltent du miel et chassent à l’arc.

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Autour de l'exposition

Dans le cadre des projets d’action culturelle autour d’hommes|racines, Pierre de Vallombreuse a rencontré différents publics au sein des établissements pénitentiaires, du centre hospitalier Guillaume Régnier et des structures jeunesse de Rennes Métropole. Une exposition reprenant des clichés des précédentes expositions hommes|racines a aussi été présentée à la galerie d'exposition de Betton du 12 au 30 avril 2011.

Un conférence a également eu lieu :

Le nomadisme au XXIe siècle, mobilités traditionnelles et contemporaines

2 avril 2011

À l’heure des réseaux numériques, des statuts précaires, des grandes migrations vers les bassins d’emploi, l’humanité est saisie d’une frénésie de déplacement géographique, mental, culturel. Au même moment, les sociétés nomades traditionnelles semblent promises à la disparition : chasseurs-cueilleurs comme les Hadzabes, pasteurs, caravaniers, etc.

Quelles leçons tirer du nomadisme ancestral qui sut élaborer des formules d’une grande inventivité, mais que la logique des sociétés modernes sédentarise inexorablement ? Expatriés, migrants : comment humaniser à l’échelle planétaire et dans les consciences les nouvelles mobilités ?

André Bourgeot est anthropologue. Son terrain est essentiellement l’Afrique saharo-sahélienne, notamment en Algérie puis au Niger et au Mali. Dans le cadre d’une approche comparative, il a étudié les sociétés nomades touarègues, arabes et touboues. Il a notamment publié l’article Nomadisme et sédentarité de l’encyclopédie Universalis et a dirigé l’ouvrage Horizons nomades en Afrique sahélienne. Sociétés, développement et démocratie (éd. Karthala).

Guillaume Le Blanc est philosophe, écrivain, maître de conférences à l’université Michel de Montaigne à Bordeaux. Il est l’auteur, notamment, de Vies ordinaires, vies précaires ; Dedans, dehors : La condition d’étranger (éd. du Seuil).

Rencontre animée par Marie-Hélène Fraïssé, écrivain et productrice de l'émission Tout un monde, sur France Culture.

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Plus loin avec les hommes|racines

En complément des expositions, des rencontres et des conférences, des démarches pédagogiques, le parcours se poursuit sur le site Internet www.hommes-racines.fr

En synergie avec l’ensemble des projets, le site Internet permet le suivi des reportages, l’archivage d’informations (images, liste d’ouvrages, documents etc.) offrant également un outil pédagogique de référence. Il vise à sensibiliser par l’image (en puisant dans le fonds photographique), à informer et à permettre les échanges sur les thématiques de la diversité des savoirs et des cultures et de la protection de l’environnement.

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Pour en savoir plus sur l'ensemble des éditions d'« hommeslracines » :

Affiche exposition Hommes racines
Hommes racines
Affiches exposition Les Hadzabes
Hadzabes
Affiches exposition Les Inuits
Inuits
Affiches exposition Les Aymaras
Aymaras
Affiches exposition Les Gwitchins
Gwitchins
Affiches exposition Peuples
Peuples

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