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BIBLIOTHÈQUE  Actualité culturelle      Rétrospective de l'action culturelle      Saison culturelle 2008-2009    Les Aymaras, hommes|racines

Les Aymaras, hommes|racines

Parcours photographique

Du 24 février au 28 juin 2009 - Escalier de la Bibliothèque

Peuples autochtones, les Aymaras vivent principalement dans l'Altiplano, en Bolivie. Après 5 siècles de domination hispanique, les populations amérindiennes du pays ont repris en main leur souveraineté avec l'élection à la présidentielle d'Evo Morales, moitié Quechua, moitié Aymara. l'occasion pour ces peuples de réaffirmer leur identité et leurs pratiques culturelles.

Le peuple aymara nous est encore très méconnu, ses origines mêmes différant selon les théories. La culture originale qu’il a développée a connu son apogée vers l'an 900 grâce à la civilisation impériale Tiwanaku, la langue aymara se répandant alors dans les Andes sur tout l'Altiplano, ainsi que sur la côte depuis Arica au Chili jusqu'à Lima au Pérou et au sud-est jusqu'en Argentine. Après son intégration au royaume Inca, le peuple aymara passe sous domination espagnole, avant de participer aux combats pour l'indépendance de la Bolivie.

En Bolivie, Evo Morales, moitié quéchua, moitié aymara, premier autochtone de l’histoire élu président de la république cherche à redonner toute leur place aux populations aymara et quechua majoritaires dans la population, ce qui suscite des réactions très violentes de la part des blancs et des métis.

Ce racisme doublé du refus de partager les revenus issus de l‘exploitation du pétrole, du gaz et du soja, entraîne le pays dans une spirale de violence, lourde d’incertitudes pour l’avenir.

Pierre de Vallombreuse s’est rendu dans la province de Santa Cruz où il a pu constater la « virulence raciste des blancs ». Il a poursuivi son parcours à El alto, capitale aymara, a pu apprécier l’ouverture des amérindiens de l’Altiplano et a pu faire ses « plus belles rencontres humaines » avec les mineurs du massif montagneux de las Tres Cruzes pourtant réputés fort méfiants.


L'exposition

« J'ai passé huit semaines en Bolivie. Mon voyage a commencé dans la province "autonomiste" de Santa Cruz, province des basses terres pré-amazoniennes. Cette province est devenue très riche grâce à la production de soja et surtout grâce à l'extraction de pétrole et de gaz. La population y est à majorité blanche, mais on trouve aussi différentes ethnies des basses terres : Guaranis, Ayoreo, etc.

La virulence raciste des blancs, toujours très présente dans l'histoire de la Bolivie, y est à son apogée. Dans la capitale, on parle ouvertement d'Evo Morales comme d'un “fils de pute d'indien”, expression qui englobe également les Aymaras et les Quetchuas, ethnies de l'altiplano, aujourd'hui au pouvoir avec l'élection d'Evo Morales. Dans cette province, des groupes d'extrême droite s'arment et s'entraînent pour le retour de la suprématie blanche.

J'ai poursuivi mon parcours en montant jusqu'à El alto, banlieue de La Paz et capitale aymara. Contrairement à ce que m'avaient dit les blancs de Santa Cruz, les Amérindiens de l'altiplano, lorsqu'on leur explique les raisons de notre présence et de notre curiosité, sont des gens très ouverts. En effet, je n'ai fait que de belles rencontres, même avec les mineurs du massif montagneux de las Tres Cruzes, pourtant réputés très fermés, violents et méfiants envers les étrangers.

C'est là que nous avons fait les plus belles rencontres humaines, ce qui m'a permis de résister physiquement à l'altitude pendant ces 8 jours à travailler et dormir par -10°, entre 4 700 m et 5 500 m.

La seule condition que les mineurs m'aient donnée en échange de leur hospitalité était de revenir les voir. Promesse que je tiendrai. »

Pierre de Vallombreuse

Peuple Aymara - Bolivie- Village de l’Altiplano.

Petit village perdu dans l’altiplano au climat rude et extrême.

La Paz. Manifestation d’opposants au régime d’Evo Morales. Ceci juste avant le référendum qu’Evo Morales a finalement gagné par une large victoire en octobre 2008.

Habitations abandonnées d’une mine qui a fermé après avoir épuisé son filon.

La mine de Viloco, à 5 500 m est aujourd’hui et enfin, la propriété des Aymaras organisés en coopératives indépendantes. Après 500 ans de domination puis d’exploitation ils travaillent librement pour eux.

El Alto, la ville Aymara qui juchée du haut de ses 3 000 m surplombe La Paz et ses quartiers riches. Fête de l’indépendance du pays.

Dans le cadre du parcours photographique hommes|racines aux Champs Libres à Rennes, Pierre de Vallombreuse commente ses photographies du peuple Aymaras.

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Les Aymaras

Le peuple Aymara arrive sur les rives du lac Titicaca deux siècles avant notre ère, il concurrence alors les peuplades Uru qu'il remplace peu à peu dans la région. Développant une culture originale et basant son économie sur le développement de l'agriculture et de l'élevage ainsi que le commerce avec les peuples alentour, le peuple prospère sur les rives bien abritées du lac. S'en suit une période d'expansion, on retrouve de nombreuses traces archéologiques en direction sud-est du lac principalement.

Le peuple aymara nous est encore très méconnu, ses origines mêmes différant selon les théories. La culture originale qu'il a développée a connu son apogée vers l'an 900 grâce à la civilisation impériale Tiwanaku, la langue aymara se répandant alors dans les Andes et sur tout l'altiplano.

Après son intégration au royaume Inca, le peuple aymara passe sous domination espagnole, avant de participer aux combats pour l'indépendance de la Bolivie.

Extrait du film documentaire, « Construyendo Dignitad », présenté par l'IGWIA (International Work Group for Indigenous Affairs), ORE, et Masato Documentales - 2007-2009

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Autour de l'exposition

4 avril 2009 - Animisme et/ou chamanisme : quel rapport au monde ?

Avec Philippe Descola et Marie-Hélène Fraïssé.

Dans ses derniers travaux, Philippe Descola, anthropologue et philosophe, professeur au Collège de France (où il a succédé à Claude Lévi-Strauss) explore la complexité de ce qu'il définit comme une véritable « Pensée » amérindienne, profondément sous-estimée. Par-delà nature et culture, son dernier ouvrage, est le bilan de ses années de « terrain » chez les Achuars (« Jivaros ») et de ses approches théoriques.

Marie-Hélène Fraïssé est journaliste et écrivaine. Spécialiste des mondes amérindiens et des cultures autochtones, elle produit des émissions à France Culture. Elle dirige actuellement le magazine hebdomadaire Tout un monde, cultures et identités en mouvement. Elle est grand reporter, notamment pour le magazine Géo.

16 mai 2009 - Les Aymaras

Le Peuple Aymaras

Avec Esteban Ticona et Pierre de Vallombreuse

Le peuple aymara est arrivé sur les rives du lac Titicaca deux siècles avant notre ère. Il y a prospéré pendant mille ans pour décliner ensuite face à la domination des Incas, puis à la colonisation espagnole. À la fin du XXe siècle, après l'épuisement des mines de l'Altiplano (les hauts plateaux), les Aymaras ont largement migré vers les plaines plus riches où ils ont trouvé à s'employer.

En Bolivie, les autochtones, Aymaras, Quéchuas et Guaranis, forment un ensemble majoritaire mais c'est seulement avec l'accession en 2006 d'un des leurs, Evo Morales, à la présidence de la république que les Amérindiens ont pu faire valoir leurs droits et leur culture. Le programme de réformes politiques, économiques, culturelles mené dès lors par le gouvernement se heurte aux populations blanches ou métisses des basses provinces de l'Oriente qui poursuivent un rêve de séparatisme afin de conserver pour elles-mêmes les revenus issus de l'exploitation du pétrole, du gaz et du soja.

Ce premier et unique exemple de reconquête indigène du pouvoir témoigne d'une culture autochtone bien décidée à recouvrer, grâce à la conquête des suffrages, sa dignité et ses droits. Mais si l'évolution institutionnelle avec une nouvelle constitution est acquise depuis le succès du référendum de janvier dernier, la situation politique et sociale reste très incertaine.

Esteban Ticona a évoqué le peuple aymara et la situation actuelle en Bolivie, au cours d'une conversation avec Marie-Hélène Fraïssé et Pierre de Vallombreuse. Esteban Ticona est sociologue, membre de l'atelier d'histoire orale andine (THOA) et actuellement directeur de l'Académie diplomatique de Bolivie. Pierre de Vallombreuse est photographe. La rencontre a été animée par Marie-Hélène Fraïssé, journaliste et écrivaine. Spécialiste des mondes amérindiens et des cultures autochtones, elle produit des émissions à France Culture.

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Plus loin avec les hommes|racines

En complément des expositions, des rencontres et des conférences, des démarches pédagogiques, le parcours se poursuit sur le site Internet www.hommes-racines.fr

En synergie avec l’ensemble des projets, le site Internet permet le suivi des reportages, l’archivage d’informations (images, liste d’ouvrages, documents etc.) offrant également un outil pédagogique de référence. Il vise à sensibiliser par l’image (en puisant dans le fonds photographique), à informer et à permettre les échanges sur les thématiques de la diversité des savoirs et des cultures et de la protection de l’environnement.

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Pour en savoir plus sur l'ensemble des éditions d'« hommeslracines » :

Affiche exposition Hommes racines
Hommes racines
Affiches exposition Les Hadzabes
Hadzabes
Affiches exposition Les Inuits
Inuits
Affiches exposition Les Aymaras
Aymaras
Affiches exposition Les Gwitchins
Gwitchins
Affiches exposition Peuples
Peuples

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