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BIBLIOTHÈQUE  Actualité culturelle      Rétrospective de l'action culturelle      Saison culturelle 2007-2008    À nous de parler ! 40 ans après, que reste-t-il de Mai 68 ?

À nous de parler ! 40 ans après, que reste-t-il de Mai 68 ?

Exposition


Du 6 mai au 31 août 2008 - salle La Borderie

Les étudiants de la section design graphique de L’Institut supérieur des arts appliqués de Rennes (LISAA) présentent des affiches illustrant une vingtaine de slogans, à l'occasion des 40 ans de Mai 68. Quel est l’héritage de cet événement ? Quelles sont les références des jeunes de 20 ans ? Quel regard portent-ils sur les valeurs héritées de Mai 68 ? Comment abordent-ils l’autorité, la famille, l’éducation, la politique ? Ont-ils encore des illusions ? Une exposition qui a suscité le débat !

Affiche A nous de parler ! 40 ans après que reste-t-il de Mai 68

À l’heure où se multipliaient les commémorations de Mai 68, il semblait important de s'interroger sur les héritiers, ceux qui construiront la société de demain et qui n'ont pas connu Mai 68. Une opération qui reflète l’image qu’ont les jeunes d’aujourd’hui du mouvement de jeunesse qui a ébranlé le pays il y a 40 ans.

Aussi, une façon ludique d’aborder le rapport entre texte et illustration, de décortiquer la construction d’un slogan.

Le résultat, était visible sous forme d’une vingtaine d’affiches exposées au sixième étage des Champs Libre. Une exposition à visiter en famille et qui a certainement suscité le débat !

Ces étudiants connaissent en fait davantage les poètes maudits que Claudel. Mais ce qui est surtout intéressant dans cette exposition, c’est qu’elle n’apporte aucune réponse mais amène au débat. Son autre mérite est d’offrir à des jeunes un espace pour qu’ils puissent s’exprimer, ce qui est plutôt rare dans les lieux publics. Patrice Guinche


Pourquoi cette exposition ?

Photo du panneau de l'exposition A nous de parler

Mai 68 est un événement charnière de l'histoire récente de notre pays. Remise en cause de nombreuses valeurs, Mai 68 exerce une fascination tant positive que négative.

En 2008, Mai 68 était au centre des débats. Pourquoi marque-t-il autant les mémoires ? De quel Mai 68 parle-t-on ?

Pour mieux comprendre cet héritage la Bibliothèque proposé une réflexion autour de trois axes, d'abord en revenant sur les événements eux-mêmes avec des images d'archives, ensuite en proposant une analyse de ces événements par des chercheurs en sciences sociales et des journalistes, enfin en essayant d'expliquer le mythe qui s'est créé au fil des ans.

En croisant les disciplines (histoire, art, graphisme, sociologie, politique, cinéma), les invités interrogeaient les clichés que nous en avons et essayaient de donner une image et une lecture plus rigoureuse de cet épisode de l'histoire de France, ainsi qu'un aperçu de ce qu'il en reste dans la société d'aujourd'hui.

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Les slogans du désenchantement

Ayez des idées © Adèle Beauvineau, lisaa Rennes

Défense d'afficher © Aline Michel, lisaa Rennes

Enragez-vous © Coroner Enna, lisaa Rennes

Il est interdit d'interdire © Florent Bouette, lisaa Rennes

Je participe, tu participes, il participe, nous participons, vous participez, ils profitent © Guillaume Civel, lissa Rennes

La vie est ailleurs © Arthur Amelineau, lisaa Rennes

L'art est mort Godard n'y pourra rien © Justine Seigneur, lisaa Rennes

L'imagination prend le maquis © Jean-Eric Martineau, lisaa Rennes

La poésie est dans la rue © Romain Giquel, lisaa Rennes

Le bonheur une idée neuve © Siobhan Keane, lisaa Rennes

Make love not war © Freddy Pinel, lisaa Rennes

Plus jamais Claudel © Solène Le Pavec, lisaa Rennes

Sous les pavés de la plage © Myriam Lebreton, lisaa Rennes

Soyez réaliste, demandez l'impossible © Ludovic Loncle, lisaa Renne

Vue de l'exposition

Vue de l'exposition

À nous de parler © Gaétan d'Halluin, lisaa Rennes

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« Il y a 40 ans, la jeunesse étouffait dans le carcan d'une société ultra-corsetée. Ses rêves, épris d'idéalisme, elle les jetait à la figure de CRS casqués à coup de slogans restés dans l'Histoire. « Sous la pavés, la plage », « Il est interdit d'interdire », « L'imagination prend le maquis »...

Mais 40 ans après, placés entre les mains de gamins du même âge, étudiant le graphisme à LISAA de Rennes, ces slogans disent le désenchantement et la fin des rêves. Inquiétants de pragmatisme, les jeunes de 2008 disent une société tellement libérée qu'elle en est devenue anxiogène. Un monde qui n'a plus de certitudes, d'acquis, un monde où les questions sont plus nombreuses que les réponses. De la France du Général à celle de speedy Sarkozy, quatre décennies ont profondément modifié les fondements culturels de la jeunesse.

À la lecture des affiches qu'ils ont réalisé, les étudiants en graphisme de LISAA rêvent à un CDI et à un toit sur leur tête. Dans un monde qui semble devenu plus rude, plus abrupte, leurs affiches sont à la fois plus glossy et plus chocs que celles de leurs aînés.

Esthétique globalisée et aspirations petites-bourgeoises, envie de tout faire exploser mais sans violence, humour acide et auto-dérision... Le spectateur enchanté constate en découvrant cette exposition qu'il ne reste finalement pas grand chose des espérances de Mai 68...

Une exposition comme un coup d'œil instructif sur les préoccupations de la jeunesse en 2008. »  Léonor de Bailliencourt - Juin 2008 - Pixel création

 

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Les rencontres de la Bibliothèque

30 avril 2008 - La grève générale de Mai 68 : étudiants et ouvriers menaient-ils le même combat ?

Avec Gilles Richard, professeur d’histoire contemporaine à l’IEP de Rennes

En mai 1968, la France a connu la plus grande grève générale de son histoire avec occupations d’usines et mobilisation massive des salariés. Au début du mouvement, étudiants et ouvriers se sont souvent retrouvés côte à côte, puis chacun s’est replié sur son territoire social, les uns dans les universités, les autres derrière les murs des usines occupées. Et la contre-offensive du pouvoir gaulliste a commencé, faisant refluer en juin le mouvement social dans son ensemble. Les accords de Grenelle ont- ils été à la hauteur de l’ampleur du mouvement ?

La tentative de solidarité entre intellectuels et monde du travail a-t-elle eu un
impact sur le monde du travail et son organisation ? Que reste-t-il des idéaux de Mai 68 dans notre vie au travail aujourd’hui ? Les aspirations autogestionnaires ont-elles encore un sens ?

21 mai 2008 - Image de mai

Avec Sébastien Layerle, qui enseigne l’analyse de films et l’histoire du cinéma à l’université Michel de Montaigne de Bordeaux

Qu’est ce que des citoyens ou des militants ont pu filmer de ce mois de mai ? Slogans, affiches, occupations d’usines, manifestations étudiantes, vie quotidienne, c’est toute une époque qui revit pour mieux comprendre les événements quarante ans après.

Sébastien Layerle
, qui a soutenu en 2005 une thèse avec pour sujet Le cinéma à l’épreuve de l’événement, mémoires croisés de quelques pratiques militantes en Mai 68, a commenté cette programmation consacrée à un montage sur des images de Mai.

28 mai 2008 - Combats de femmes pour les femmes et par les femmes !

Avec Martine Cocaud et Jacqueline Sainclivier, maîtresses de conférences en histoire contemporaine à l’université Rennes 2

Pourquoi s'intéresser aux combats des femmes dans les années 60-70 ? Tout simplement parce que le mouvement de réflexion autour du problème féminin s'intensifie à partir de 1965. Mai 68 favorisera la prise de conscience de l'oppression des femmes et le Mouvement de libération de la femme (MLF) en sera le symbole. La création du secrétariat d'État à la condition féminine en 1974 puis la publication de la Loi Veil dépénalisant l'avortement, le 18 janvier 1975, est une victoire pour les féministes qui revendiquaient le droit à l'interruption volontaire de grossesse. Les femmes du Mouvement de libération des femmes (le MLF dans son acception la plus large) accompagnées d'autres mouvements parfois mixtes ont profondément transformé la société et les valeurs à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Elles ont permis un bond en avant considérable des droits des femmes, notamment les réformes du droit à la maîtrise de la fécondité, l'égalité professionnelle et parentale, la loi sur la parité.

4 juin 2008 - « La fin annoncée de l’avant-garde » Supports-Surfaces : un groupe inscrit en 1968 dans le camp de l’avant-garde

Logo cycle Mai 68

Avec Stéphanie Jamet-Chavigny, chercheuse en histoire de l’art et spécialiste de
Supports-Surfaces et Marcelin Pleynet, poète, romancier, critique d'art et essayiste

Mémoire vive, la correspondance que le peintre Marc Devade a entretenue avec les autres artistes, membres du groupe Supports-Surfaces (Vincent Bioulès, Louis Cane, Daniel Dezeuze et Claude Viallat) révèle tout à la fois les affinités et les liens qui se tissent, mais également les rouages théoriques et les stratégies adoptées. La constitution de Supports-Surfaces, un des groupes fondateurs de l’art contemporain français, s’avère le reflet direct de l’engagement artistique, intellectuel, révolutionnaire d’artistes dans le contexte spécifique de Mai 1968. Les prises de positions radicales et politiquement engagées sont au cœur des échanges parfois virulents, à propos de l’exposition fondatrice du groupe à l’ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, en 1970, puis au sujet des orientations éditoriales de la revue Peinture, cahiers théoriques.

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Les autres rendez-vous

27 avril 2008 - L'heure de l'insurrection

Docs en stock au Musée avec un film de Jean-Paul Beauplet, 1968, documentaire, format d'origine 16mm, 52 min

Alors étudiant en cinéma, Jean-Paul Beauplet filme les événements de mai 68... À Paris, où il vit et où il capte l’enthousiasme de la rue d’Ulm... À Nantes, où il se rend à l’usine des Batignolles le 24mai, enregistrant les commentaires entre ouvriers et jeunes militants... À Brest, où il est né en 1945. Sa vision des manifestations étudiantes et ouvrières, des occupations des universités et des usines, des barricades, des affrontements avec les forces de l’ordre permet de ressentir, quarante ans plus tard, l’intensité de cette période.

24 mai 2008 - Mai 68, crise sociale, fracture intime

Champs contre champs avec Hervé Hamon, écrivain, philosophe de formation, docteur en histoire sociale, il est notamment l’auteur, avec Patrick Rotman, de Génération (éditions du Seuil)

Qu’entend-on par « Mai 68 » ? Ce ne sont pas seulement les trois semaines barricadières qui importent – même si la France vit alors la plus grande grève générale de son histoire. Il faut considérer la proximité de la seconde guerre mondiale, des guerres coloniales, la guerre froide en cours. Il faut songer que la moitié de l’Europe est en dictature. La France est alors bloquée, malgré l’ascenseur social qu’est devenue l’école, malgré les Trente Glorieuses. 68, à quarante ans de distance, c’est du passé... Ce n’est pas « un début », comme le scandaient les manifestants, c’est une fin, la fin d’un certain ordre. Hervé Hamon

12 juin 2008 - Connaissez-vous vraiment Mai 68 ?

Logo cycle mai 68

Champs contre champs avec Érik Neveu, professeur de science politique et directeur de l’IEP de Rennes et Boris Gobille, maître de conférences en science politique à l’École normale supérieure lettres et sciences humaines, chercheur au CNRS

Quarante ans après, Mai 68 continue à être durement critiqué : d’aucuns proclament qu’il faudrait en « liquider l’héritage » ; certains l’accusent d’avoir provoqué un effondrement de l’autorité ; d’autres encore font le procès d’une génération 68 convertie aux délices du libéralisme et accaparant pouvoirs et argent aux dépens des plus jeunes. Mai 68 mérite-t-il d’être ainsi cloué au pilori ? Érik Neveu et Boris Gobille proposent de sortir des clichés pour entrer dans la connaissance approfondie de ce qui fut l’un des grands événements du 20e siècle.

 

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