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BIBLIOTHÈQUE  À découvrir      Le musée du Livre et des Lettres Henri Pollès    Henri Pollès, l'écrivain

Henri Pollès, l'écrivain

Homme de lettres, Henri Pollès l’est à plus d’un titre : romancier, essayiste, écrivain.

Dès l’âge de dix ans, il commence à écrire des poèmes qui formeront Le mireur de Dieu. Bachelier en 1925 à Nantes, il poursuit à Paris des études de philosophie, obtient sa licence et prépare l’agrégation.

Son premier roman, Sophie de Tréguier, unanimement salué par la critique, reçoit en 1933 le prix Populiste, distançant Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. Un séjour en sanatorium lui inspire en 1934 Les paralytiques volent. À cette époque, Pollès s’engage dans le débat politique et le journalisme en collaborant à Giustizia e Libertà, et fait un reportage pour le magazine Vendredi – dont son ami Jean Guéhenno est un des fondateurs – sur la guerre civile en Espagne ; il rencontre André Malraux à cette occasion. En 1937, il fait paraître un pamphlet contre le fascisme, L’opéra politique. Pendant la guerre, il contribue au journal collaborationniste La Bretagne, par des éditoriaux et des articles.

Mais la profession d’écrivain ou de « professeur des perceptions enchantées » ne permet pas de vivre : il relate sa dure expérience d’homme de lettres dans les années 1930 dans Les gueux de l’élite qui brosse un tableau de la crise économique et des chômeurs intellectuels. En 1956, il raconte à nouveau dans son savoureux Journal d’un raté tous les refus qu’il essuya de ses éditeurs. Il manque à deux reprises le prix Goncourt, en 1945, avec Toute guerre se fait la nuit et en 1964 avec Le fils de l’auteur. En 1983, Sur le fleuve tranquille vient parfois un beau navire lui vaut le prix Paul-Morand de l’Académie française et le grand prix des Écrivains de l’Ouest.

La bibliographie d'Henri Pollès

Ouvrages

1932   Sophie de Tréguier : mœurs de village. Paris, Gallimard, 246 p.
          - Nelle éd. entièrement refondue : Paris, Julliard, l'Age d'homme, 1983, 240 p.
          - Réédition : Paris, France-Loisirs, 1984.
          - Réédition dans Gens de Bretagne, Paris, Omnibus, 1994, p. 583-839.

1934  L'Ange de chair. Paris, Gallimard, 254 p.
         Les Paralytiques volent : féérie. Paris, Coréa, 250 p.

1935  Les Gueux de l'Élite. Paris, Gallimard, 253 p.

1937  L'Opéra politique. Paris, Gallimard, 253 p.

1939  Toute guerre se fait la  nuit : roman. Paris, Gallimard, 355 p.

1949  Psychanalyse du communisme. Paris, H. Lefebvre, 576 p.

1953  Journal d'un homme heureux. Paris, Gallimard, 364 p.

1956  Journal d'un raté. Paris, Gallimard, 360 p.

1959  Prenez garde à la conscience ou les médecins ne meurent pas mieux. Paris, Gallimard, 324 p.

1962  Amour ma douce mort ou une veuve pas si moderne. Paris, Gallimard, 266 p.
        Les Drapeaux habillent mal ou les ismes et les hommes : roman infini.

Paris, H. Lefebvre, 840 p. -  Réédition : Paris, l'Age d'homme, 1982.

1964  Le Fils de l'auteur. Paris, Gallimard, 292 p.

1982  Sur le fleuve de sang vient parfois un beau navire. Tréguier 14-18 : roman. Paris, Julliard, L'Age d'homme, 708 p.

1986  Lettre à ma morte. Paris, Albin Michel, 397 p.

Divers

Les Crimes qu'on pourrait faire : nouvelle inédite. « Les œuvres libres », n°191, mai 1937, p 185-216.

Les Gueux de l'esprit : reportage. « La Lumière », janvier-février 1938.

Parlez-nous d'amour, témoignages d'écrivains recueillis par Jeanne Cressanges. Paris, Flammarion, 1986, p. 93-100.

Le Petit garçon qui voulait tuer la mort : récit. « Le Trégor », 28 janvier - 21 octobre 1995.

Catalogues d'exposition

Henri Pollès a rédigé des textes pour les catalogues d'expositions réalisés par la Bibliothèque municipale de Rennes :

- Le Romantisme breton, 1986.

- Paul Féval, 1987.

- Reliures de la donation Henri Pollès, 1988.

- La Femme 1900, 1990.

- Livres d'enfance, 1992.

La biographie

1909 : Naissance à Tréguier, fils d’un capitaine au long cours
1919 : Installation de sa famille à Nantes après avoir suivi les embarquements militaires de son père
1925 : Baccalauréat. Monte ensuite à Paris étudier la philosophie.
1932 : Publication de Sophie de Tréguier. Prix Populiste en 1933.
1934 à 1994 : Publication de nombreux articles et ouvrages.
1945 / 1963 /1964 : Sélectionné au prix Goncourt
1982 : Prix Paul-Morand de l’Académie française et Grand prix du roman des Écrivains de l’Ouest pour Sur le fleuve de sang vient parfois un beau navire : Tréguier 14-18.
1984 : Début du versement de sa collection à la bibliothèque de Rennes
1986 : Publie son dernier ouvrage Lettres à ma morte
1994 : Décès à Brunoy. Versement de la fin de sa collection.


Commentaires

[2]
Bibliothèque Les Champs Libres27 fvrier 2015 09h36

@Ambroise
Merci pour votre remarque justifiée. Nous avons intégré une mention de sa participation à ce journal dans notre texte.
Cordialement.

Ambroise06 fvrier 2015 14h42

Bonjour,
Chercheur en science politique, je me suis penché récemment sur l'année 1941 du journal La Bretagne dirigé pendant l'occupation par Yann Fouére. Je me permets de vous soumettre, ci-dessous, un passage d'un éditorial qu'Henri Pollès a publié dans ses colonnes. Peut-être la biographie qui est présente sur votre site gagnerait-elle à mentionner la participation de l'auteur à ce journal collaborationniste. Ces épisodes ne sont pas anodins dans une carrière d'écrivain.
Bien à vous
Jean-Charles Ambroise

Henri Pollès : éditorial du 23 mai 1941 La Bretagne p. 3

Quels sont ceux qui parlèrent les premiers de la Bretagne ? Des bretons formés par Paris qui venaient en voyage dans leur patrie, et allaient un peu plus loin que les Français vers son cœur, son secret, son âme ; ils bretonnaient un peu parfois, mais s’exprimaient en français. Mais bientôt ce sont des Bretons non déracinés qui expriment leur pays qu’ils connaissent comme on connait une femme légitime qu’on ne trompe pas, qu’on ne laisse pas faire sa vie sans vous : Ce ne sont pas des universitaires revenant à leur terroir ; ce sont des jeunes hommes cultivés qui demeurent un peu des paysans, dont la culture moderne n’abandonne jamais la plate-forme natale ; des intellectuels qui, à aucun moment ne perdent de vue leur nature, et qui tournent toutes leurs acquisitions d’humanistes vers l’étude et la symbolisation de leur pays.
« Quelques intellectuels, ce n’est pas le peuple », rétorqueront certains : certes mais les intellectuels sont l’avant-garde de tout mouvement populaire ; le peuple ne serait, sans doute pas devenu révolutionnaire en 1789 sans J.J. Rousseau ; le nazisme ne serait pas né sans le racisme de Gobineau, et les théories de Moeller van den Bruck, Rosenberg et Hitler lui-même. Le peuple ne se met à sentir qu’autour de quelques idées que certains esprits doivent d’abord préciser et faire luire. »

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